Toxicologie Maroc consacre un numéro spécial à la région Fès-Meknès

La revue Toxicologie Maroc, la publication du Centre Antipoison du Maroc (CAPM), a consacré un numéro spécial aux intoxications aiguës dans la région de Fès-Meknès.

Ce numéro (46), qui vise l’analyse de la base de données de la région de Fès-Meknès, constitue le point de départ pour d’autres éditions spécifiques aux différentes régions du royaume.

Selon la directrice de publication, Rachida Soulaymani-Bencheikh, l’objectif principal est d’avoir une visibilité sur les particularités des intoxications dans la région de Fès Meknès, de détecter les points forts et les insuffisances auxquelles il faudra remédier, ce qui permettra la mise en place d’actions de minimisation du risque, relevant que ce numéro sera aussi dédié au partage des expériences quotidiennes des cliniciens de la région dans le domaine des évènements toxiques.

‘’Tout en étant assurés que chaque localité, région ou pays doit avoir sa propre toxicovigilance pour résoudre ses problèmes spécifiques, nous sommes convaincus que la toxicovigilance est une discipline qui puise sa performance dans la coordination et l’harmonisation des définitions, méthodes et techniques d’où la nécessité d’un partage de l’information à l’échelle du pays d’abord mais aussi au niveau international’’, écrit-elle.

Au sommaire de cette édition, le CAPM propose des articles originaux sur ‘’l’état des lieux des intoxications aiguës dans la région de Fès-Meknès (1989-2018)’’ et  »le laboratoire de pharmaco-toxicologie du CHU de Fès, une expérience de dix ans (2010 à 2019)’’, des cas cliniques sur les intoxications par Chenopodium Ambrosioides et par la MDMA en pédiatrie, et une étude sur les risques sanitaires chez les artisans tanneurs liés au tannage traditionnel au niveau de la ville de Fès.

Le CAPM, relevant du ministère de la santé, assure une fonction nationale de vigilance et d’alertes sanitaires, l’objectif principal étant l’amélioration de la santé de la population marocaine par la diminution de la morbidité, de la mortalité ainsi que des dépenses économiques liées aux effets indésirables des produits de santé et aux intoxications. Le CAPM a également pour mission la prospection et l’anticipation du risque.

Depuis 1980, le ministère de la santé a institué un système de notification des cas d’intoxication par les professionnels de santé au CAPM. Ceci a permis, au fil des années, la constitution d’une base de données comprenant aujourd’hui plus de 600.000 cas d’intoxication. C’est cette base qui a été à l’origine de toutes les stratégies de lutte antitoxique au Maroc.