M. Laenser souligne l’importance de l’expérience de la régionalisation avancée

Le président du conseil de la région Fès-Meknès, Mohand Laenser, a souligné l’importance et les acquis de l’expérience actuelle de la régionalisation avancée.

S’exprimant lors d’une conférence sur l’évaluation de la mise en œuvre de la régionalisation avancée au Maroc, en fin de semaine à Meknès, M. Laenser a fait savoir que le budget de la région, qui a débuté avec l’expérience régionale en 1997 (Fès-Boulemane) avec 260 millions de DH, a été multiplié par cinq actuellement (Fès-Meknès) (2015-2021).

Le président des Associations des régions du Maroc (ARM) a mis en avant les efforts consentis au niveau de la région de Fès-Meknès pour mobiliser des ressources et attirer les investissements, précisant qu’au cours du mandat actuel, la région a pu attirer des partenaires internationaux qui croient en le potentiel de la région, dont la Banque mondiale.

M. Laenser a, entre autres, mis en valeur le programme de développement régional et le plan régional d’aménagement du territoire, ainsi que le contrat-programme liant l’État et la région Fès-Meknès, d’un investissement de 11,5 milliards de DH, dont la contribution de la région s’élève à plus de 3 milliards et qui comprend quatre axes portant sur l’attractivité de la région, les secteurs productifs, la formation et l’emploi, ainsi que la réduction des disparités sociales.

Le président de la Région a, de même, mis l’accent sur le programme de réduction des disparités sociales et territoriales en milieu rural, pour lequel une enveloppe budgétaire de 50 milliards de DH a été allouée, précisant que la région Fès-Meknès a pu mobiliser et investir plus de 2 milliards de dirhams, dont 57pc en milieu rural et 33pc dans le secteur de l’eau, outre des investissements dans différents domaines.

Il a, par la même occasion, mis en avant les actions déployées par le Conseil de la région Fès-Meknès pour mettre en place un système de gouvernance régionale, marqué par la création du Conseil de la jeunesse, l’instance pour la parité et l’égalité des chances, l’instance des opérateurs et l’ouverture sur la société civile et les citoyens.

De son côté, le président de l’Université Moulay Ismail de Meknès (UMI), Hassan Sahbi, a souligné que la régionalisation avancée constitue la pierre angulaire de la consolidation de la décentralisation et du développement territorial global et représente un ‘’tournant important’’ dans le processus politique, administratif et démocratique du développement du Maroc, notant qu’il s’agit d’une opportunité à saisir pour réviser le système de gouvernance territoriale et élargir la pratique démocratique, ainsi que pour promouvoir la place de la société civile, en tant qu’ élément actif de la vie publique et levier de la cohésion sociale.

Ce colloque, organisé par l’UMI, a été marqué par la participation d’universitaires et de chercheurs, qui ont approché la question de la mise en œuvre de la régionalisation de divers angles et proposé des pistes de travail à même de relever les défis futurs