L’officier de police principale Rokaya Taibi…Proximité et passion pour mots d’ordre

Par Noureddine Nassiri.
Son courage et sa détermination sont, pour elle, un leitmotiv. L’officier de police principale Rokaya Taibi a fait de la proximité et de la passion des mots d’ordre qui guident son travail au quotidien

La cheffe d’arrondissement de police Hay Hassani au district Bendebab-Ain Kadous à Fès veille scrupuleusement à assurer sa noble mission citoyenne de préservation et de protection de la sécurité des habitants et de leur quiétude.

La seule femme actuellement à la tête d’un arrondissement de police au niveau de la préfecture de Fès, elle ne ménage aucun effort pour servir les citoyens, être à leur écoute et répondre à leurs sollicitations dans le domaine sécuritaire.

Titulaire d’une licence en lettres à la faculté des lettres et des sciences humaines de Fès Dhar Mehrez, durant les années 90, et d’une formation de deux années à l’école française d’enseignement technique à Fès, l’officier principale a intégré le corps de la police par amour et conviction, en tant qu’assistante en 2000, avant d’être promue au grade d’officier de police sur concours en 2012.

Les yeux rivés sur le drapeau national, soigneusement posé sur son bureau, la cheffe d’arrondissement de police Hay Hassani se remémore avec fierté des moments forts de la cérémonie de prestation de serment à Tétouan devant SM le Roi Mohammed VI, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux Ancêtres.

Armée de rigueur et d’endurance, Rokaya Taibi, désignée en 2015 adjointe au chef d’arrondissement de police Hay Hassani, un quartier populaire de quelque 29.000 habitants, a déjà fait ses preuves, se faisant un nom dans les rangs de police à Fès.

Animée jusqu’à la moelle par les valeurs de la famille, cette mère de deux enfants dit arriver à concilier sa double responsabilité professionnelle et familiale, mettant l’accent sur le soutien et la compréhension de son conjoint.

Sportive et énergique, Rokaya Taibi se rappelle non sans fierté de ses anciennes missions alors officier de police judiciaire, notamment les descentes dans les foyers de débauche et de cafés servant le narguilé, ainsi que la participation à la mise en échec d’opérations de trafic de drogue et de stupéfiants, des actions qui étaient jadis l’apanage des hommes.

Arborant fièrement son uniforme de service, l’officier de police principale a exercé durant cinq ans en tant qu’agent de circulation, se rendant utile pour renforcer la fluidité sur le réseau routier et faciliter les déplacements des automobiliste et des piétons.

Humaine et sensible, la policière citoyenne contribue également à jouer des rôles de médiation entre les citoyens dans certains conflits, dont des incivilités de voisinage ou des questions familiales, afin d’éviter le recours à la justice.

La responsable sécuritaire, encouragée par ses supérieurs hiérarchiques dans l’exercice de sa noble mission, a su gagner l’estime et le respect de ses collègues, grâce à ses compétences et à son expérience professionnelle au sein de l’appareil sécuritaire.

Sur la célébration de la journée internationale de la femme, elle estime que c’est une belle occasion pour mettre en valeur les compétences de la femme marocaine, relevant qu’au sein du corps de la police, la femme est omniprésente sur la scène du crime, à la brigade anti-gangs “BAG” et à la salle de commandement et de coordination (SCC).

‘’Elle est aussi médecin, technicienne de laboratoire, cavalière, motocycliste ou informaticienne’’, indique-t-elle, notant que la femme policière n’a rien à envier à ses collègues hommes en termes de rendement.

Son message à la femme : Rien n’est impossible dans la vie. Il faut seulement travailler, persévérer, sacrifier et faire preuve de dévouement pour aller de l’avant et briguer des postes de responsabilité